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« Décembre ’89 : Aiudul, une ville attaquée par des rumeurs mais sauvée par la vérité » – Matei Cristian Gâlea

Auteur : Matei Cristian Gâlea

Décembre ’89 : Aiudul, une ville attaquée par des rumeurs mais sauvée par la vérité

Le communisme, régime politique basé sur l’idéologie marxiste-léniniste, a été imposé en Roumanie après la Seconde Guerre mondiale, sous influence soviétique. Bien que le Parti communiste roumain (PCR) ait été fondé en 1921, il a pris le pouvoir total après 1947, transformant le pays en un État totalitaire marqué par la répression et le contrôle social. Après des décennies de dictature, ce système s’est violemment effondré en décembre 1989, dans un contexte d’explosion de colère populaire et de pression extérieure, culminant avec l’éviction de Nicolae Ceaușescu.

Mais avec la liberté, une arme dangereuse est apparue : désinformation. La révolution a commencé à Timișoara, mais elle a été le théâtre de manipulations massives bien avant l’ère des „Fake News”. Des villes comme Aiud ont été bombardées de fausses informations pour créer la panique. À la télévision, on parlait de „terroristes” empoisonnant l’eau ou attaquant des villes, des nouvelles se sont révélées fausses par la suite. Dans ce contexte, Aiudul a vécu sa propre transformation. La désinformation a alimenté la peur : des rumeurs circulaient sur des colonnes de „terroristes” venant de la montagne pour libérer des prisonniers politiques de la célèbre prison locale, sur des prisonniers qui s’étaient évadés et menaçaient de détruire la ville, sur des militants du parti cachés dans les magasins d’Aiud ou sur le fait que les réserves d’eau étaient empoisonnées. Bien que fausses, ces informations maintenaient un état d’alerte élevé.

La réalité a été définie par le courage des travailleurs de l’Entreprise Métallurgique d’Aiud (IMA). Le 21 décembre, ils ont arrêté de travailler et le 22 décembre, des milliers de personnes ont marché vers le centre. Un moment critique s’est produit devant l’hôtel de ville, où la foule a exigé la fraternisation de l’armée avec le peuple. À Aiud, le massacre a été évité grâce au refus de certains officiers de tirer et à la capacité des dirigeants à calmer les esprits.

La révolution Aiud démontre comment une communauté peut résister à la manipulation. Bien que les „Fake News” de l’époque aient tenté de transformer la ville en un champ de bataille imaginaire, la victoire fut digne, marquant la transition d’un symbole de répression à un symbole d’espoir.

Dezember 1989: Aiud – eine Stadt zwischen Gerüchten und Wahrheit

Der Kommunismus, ein politisches System auf Basis der marxistisch-leninistischen Ideologie, wurde in Rumänien nach dem Zweiten Weltkrieg unter sowjetischem Einfluss eingeführt. Obwohl die Rumänische Kommunistische Partei (PCR) bereits 1921 gegründet wurde, übernahm sie ab 1947 vollständig die Macht und formte einen totalitären Staat, der von Repression und gesellschaftlicher Kontrolle geprägt war.

Nach Jahrzehnten der Diktatur brach dieses System im Dezember 1989 gewaltsam zusammen – ausgelöst durch einen breiten Volksaufstand und internationalen Druck –, der schließlich zur Absetzung von Nicolae Ceaușescu führte.

Mit der neu gewonnenen Freiheit zeigte sich jedoch auch eine gefährliche Begleiterscheinung: Desinformation. Die Revolution begann in Timișoara, war aber bereits zuvor von massiven Manipulationen geprägt – lange bevor der Begriff „Fake News“ existierte. Städte wie Aiud wurden gezielt mit Falschmeldungen überschüttet, um Angst und Chaos zu erzeugen. Im Fernsehen war von „Terroristen“ die Rede, die Wasser vergiften oder Städte angreifen würden – Nachrichten, die sich später als falsch herausstellten.

Auch Aiud erlebte in diesem Kontext eine Phase großer Unsicherheit. Gerüchte verbreiteten sich schnell: angebliche Terroristengruppen aus den Bergen, die politische Gefangene aus dem bekannten Gefängnis befreien wollten, entflohene Häftlinge, die die Stadt bedrohten, versteckte Parteimitglieder in Geschäften oder vergiftete Wasserreserven. Obwohl diese Informationen nicht stimmten, sorgten sie für permanente Anspannung in der Bevölkerung.

Die tatsächliche Wende wurde durch den Mut der Arbeiter des Metallbetriebs Aiud (IMA) geprägt. Am 21. Dezember legten sie die Arbeit nieder, am folgenden Tag marschierten Tausende in Richtung Stadtzentrum. Vor dem Rathaus kam es zu einem entscheidenden Moment, als die Bevölkerung die Solidarität zwischen Armee und Volk einforderte. Ein Massaker konnte in Aiud verhindert werden – auch dank Soldaten, die sich weigerten zu schießen, und lokaler Führungskräfte, die deeskalierend wirkten.

Die Ereignisse in Aiud zeigen, wie eine Gemeinschaft Manipulation widerstehen kann. Obwohl die damaligen „Fake News“ versuchten, die Stadt in ein imaginäres Kriegsgebiet zu verwandeln, setzte sich am Ende die Realität durch. Aiud wurde so vom Symbol der Angst zu einem Symbol der Hoffnung.

 

Decembrie ’89: Aiudul, un oraș atacat de zvonuri, dar salvat de adevăr

Comunismul, regim politic bazat pe ideologia marxist-leninistă, a fost impus în România după al Doilea Război Mondial, sub influență sovietică. Deși Partidul Comunist Român (PCR) a fost fondat în 1921, acesta a preluat puterea totală după 1947, transformând țara într-un stat totalitar marcat de represiune și control social. După decenii de dictatură, acest sistem s-a prăbușit violent în decembrie 1989, pe fondul unei explozii de furie populară și presiuni externe, culminând cu înlăturarea lui Nicolae Ceaușescu.

O dată cu libertatea, a apărut însă și o armă periculoasă: dezinformarea. Revoluția a început la Timișoara, dar a fost locul unei manipulări masive cu mult înainte de era „Fake News”. Orașe precum Aiudul au fost bombardate cu informații false pentru a crea panică. La televizor se vorbea despre „teroriști” care otrăveau apa sau atacau orașele, știri dovedite ulterior false. În acest context, Aiudul a trăit propria transformare. Dezinformarea a alimentat frica: circulau zvonuri despre coloane de „teroriști” care vin dinspre munte să elibereze deținuții politici din faimoasa închisoare locală, despre deținuții care au evadat și amenințau că vor distruge orașul, despre activiști de partid ascunși prin magazinele din Aiud sau că rezervele de apă au fost otrăvite. Deși false, aceste informații au menținut o stare de alertă maximă.

Realitatea a fost definită de curajul muncitorilor de la Întreprinderea Metalurgică Aiud (IMA). Pe 21 decembrie aceștia au oprit lucrul, iar pe 22 decembrie mii de oameni au mărșăluit spre centru. Un moment critic a fost în fața Primăriei, unde mulțimea a cerut fraternizarea armatei cu poporul. La Aiud s-a evitat masacrul datorită refuzului unor ofițeri de a trage și abilității liderilor de a calma spiritele.

Revoluția de la Aiud demonstrează cum o comunitate poate rezista manipulării. Deși „Fake News-ul” epocii a încercat să transforme orașul într-un câmp de luptă imaginar, victoria a fost a demnității, marcând trecerea de la un simbol al represiunii la unul al speranței.

« 5 choses à savoir sur les Fake News » – Alhena Van Parys Mace

Autrice : Alhena Van Parys Mace

5 choses à savoir sur les Fake News 

Les Fake News sont aujourd’hui omniprésentes dans notre quotidien, mais que sont-elles réellement ? Voici cinq points clés pour mieux les appréhender (et donc pouvoir s’en protéger) :

1· Que sont réellement les Fake News ?
Les Fake News sont de fausses nouvelles lancées en connaissance de cause dans les médias pour des raisons, la plupart du temps idéologiques, politiques ou encore financières. Elles peuvent prendre la forme d’un article de journal, d’une vidéo, d’une image, d’un post sur les réseaux sociaux ou d’une annonce orale.

2· Pourquoi diffuse-t-on des Fake News ?
Les gens créent des fake news pour différentes raisons : pour attirer l’attention, pour faire de l’argent, diffuser des croyances et des idées et pour influencer les opinions politiques. Il s’agit donc de manipuler l’opinion pour prendre le pouvoir.

3· Comment reconnaître une Fake News ?
Il faut faire preuve de bon sens et se poser les bonnes questions : trop évident ? trop parfait ? exagéré ? Improbable ? Sensationnel ? Il faut vérifier l’origine de l’information, éventuellement regarder si d’autres sources fiables parlent du même sujet, sans non plus tomber dans la paranoïa !

4· Quels sont les impacts des Fake News ?
Les impacts sont plus ou moins importants mais bien réels, comme par exemple manipuler les gens, en donnant une fausse perception des choses, en influençant certains choix plus ou moins cruciaux et favorisant les comportements addictifs. Les Fake News jouent avec nos émotions notamment avec la peur engendrant des phénomènes de radicalisation par exemple. La santé peut aussi être impactée notamment la santé mentale via une perte de confiance en soi. Cependant les Fake News peuvent aussi être une belle source d’amusement pour celui qui les regarde avec lucidité.

5· Pourquoi on y croit ?
Le climat anxiogène, le besoin de se rassurer, la surabondance d’infox et d’infos rendent le tri difficile, notre attention est mise à rude épreuve et l’énergie et le temps manquent pour tout vérifier. Le manque de connaissance et le besoin d’appartenance à un groupe, une communauté renforce les comportements sectaires. L’accès facile et intuitif à ces infox via les réseaux sociaux, leurs algorithmes de recommandation contribue à leur diffusion.

 

5 Dinge, die man über Fake News wissen sollte

Fake News sind heute allgegenwärtig – doch was steckt eigentlich dahinter? Hier sind fünf zentrale Punkte, um sie besser zu verstehen und sich vor ihnen zu schützen:

  1. Was sind Fake News?
    Fake News sind bewusst verbreitete Falschinformationen, die meist aus ideologischen, politischen oder finanziellen Motiven entstehen. Sie können in Form von Artikeln, Videos, Bildern, Social-Media-Beiträgen oder auch mündlichen Aussagen auftreten.
  2. Warum werden Fake News verbreitet?
    Die Gründe sind vielfältig: Aufmerksamkeit erzeugen, Geld verdienen, Überzeugungen verbreiten oder politische Meinungen beeinflussen. Oft geht es darum, die öffentliche Meinung gezielt zu lenken.
  3. Wie erkennt man Fake News?
    Ein kritischer Blick hilft: Wirkt die Information zu perfekt, übertrieben oder sensationell? Es ist wichtig, die Quelle zu prüfen und zu schauen, ob andere vertrauenswürdige Medien darüber berichten – ohne dabei in übermäßiges Misstrauen zu verfallen.
  4. Welche Auswirkungen haben Fake News?
    Fake News können das Weltbild verzerren, Entscheidungen beeinflussen und sogar zu radikalen Haltungen beitragen. Sie spielen häufig mit Emotionen, insbesondere mit Angst. Auch die psychische Gesundheit kann betroffen sein, etwa durch Verunsicherung oder Vertrauensverlust. Gleichzeitig können sie – mit genügend Abstand betrachtet – auch als Unterhaltung wahrgenommen werden.
  5. Warum glauben wir daran?
    Die Informationsflut, ein unsicheres gesellschaftliches Klima und der Wunsch nach einfachen Antworten machen es schwer, Wahrheit von Falschinformation zu unterscheiden. Hinzu kommen soziale Dynamiken wie das Bedürfnis nach Zugehörigkeit. Digitale Plattformen und ihre Algorithmen verstärken die Verbreitung zusätzlich.

 

5 lucruri de știut despre Fake News 

Fake News este omniprezent în viața noastră de zi cu zi astăzi, dar ce este cu adevărat? Iată cinci puncte cheie pentru a le înțelege mai bine (și, prin urmare, pentru a vă putea proteja de ele):

1· Ce este cu adevărat știrile false?

Fake News este o știre falsă lansată cu bună știință în mass-media din motive, de cele mai multe ori ideologice, politice sau chiar financiare. Acestea pot lua forma unui articol de ziar, a unui videoclip, a unei imagini, a unei postări pe rețelele de socializare sau a unui anunț oral.

2· De ce difuzăm Fake News?

Oamenii creează știri false din diferite motive: pentru a atrage atenția, pentru a face bani, pentru a răspândi credințe și idei și pentru a influența opiniile politice. Este vorba deci de manipularea opiniei pentru a prelua puterea.

3· Cum să recunoști știrile false?

Trebuie să folosești bunul simț și să-ți pui întrebările potrivite: prea evident? prea perfect? exagerată? Improbabil? Senzațional? Trebuie sa verifici originea informatiei, eventual sa vezi daca alte surse de incredere vorbesc despre acelasi subiect, fara sa cazi nici in paranoia!

4· Care este impactul știrilor false?

Impacturile sunt mai mult sau mai puțin semnificative, dar foarte reale, cum ar fi manipularea oamenilor, oferirea unei percepții false asupra lucrurilor, influențarea anumitor alegeri mai mult sau mai puțin cruciale și promovarea comportamentelor de dependență. Știrile false se joacă cu emoțiile noastre, în special cu frica care provoacă fenomene de radicalizare, de exemplu. Sănătatea poate fi, de asemenea, afectată, în special sănătatea mintală, printr-o pierdere a încrederii în sine. Cu toate acestea, Fake News poate fi, de asemenea, o mare sursă de amuzament pentru cei care îl urmăresc cu luciditate.

5· De ce credem asta?

Climatul care provoacă anxietate, nevoia de a ne liniști, suprasaturarea de informații îngreunează sortarea, atenția noastră este pusă la încercare și nu există suficientă energie și timp pentru a verifica totul. Lipsa de cunostinte si nevoia de a apartine unui grup, unei comunitati intareste comportamentul sectar. Acces facil și intuitiv la aceste știri false prin intermediul rețelelor sociale, algoritmii lor de recomandare contribuie la difuzarea lor.

« Interview avec Jean Lou Fourquet » – Sanae Zacharie

Autrice : Sanae Zacharie

Interview avec Jean Lou Fourquet

Le 28 novembre 2025 « le club des 5 » à la Médiathèque de Cusset a interviewé Jean Lou Fourquet, un ancien ingénieur, entrepreneur social, vidéaste, enseignant et journaliste indépendant et auteur du livre La dictature des algorithmes. Ancien chroniqueur pendant 3 ans pour le média Arrêt sur image sur le sujet de l’économie et de l’attention. C’est l’enjeu civilisationnel du siècle. Depuis une décennie, notre attention est sous le contrôle d’algorithmes dangereux pour l’humanité et nous regardons ailleurs.

Qu’est-ce qu’un algorithme et comment vous êtes-vous intéressé ?

L’algorithme c’est comme une recette. Il donne des instructions sur comment on arrive à réaliser cette dernière. Un algorithme de recommandation ça va être de donner des recommandations à l’utilisateur pour le faire rester un maximum de temps sur une plateforme. Donc l’algorithme de recommandation c’est la recette de la plateforme pour te faire rester sur la plateforme.

Comme je m’intéressais beaucoup aux contenus sur internet sur le sujet du changement climatique, je me suis aperçu que le problème n’est pas le manque de contenu, c’est le fait que ce n’est pas le contenu qui nous permettrait d’agir ensemble qui est massivement diffusé.

J’ai découvert qu’il y a des mécaniques et que derrière tout ça il y a des plateformes dont le modèle économique dépend du fait qu’on y reste le plus longtemps possible. Par exemple, quelque chose d’assez connu, c’est que le contenu qui nous fait le plus rester et qui a le plus de viralité c’est le contenu qui génère de la colère. Effectivement si on ne le régules pas, le contenu qui suscite la colère chez les gens va avoir une prime de viralité qui va faire que ce contenu va être mis en avant par la plateforme parce que la colère est un moyen pour elle de faire plus d’argent.

Une partie du problème vient du fait que, comme on ne régule pas ces structures, la meilleure manière pour eux de faire du profit c’est de générer des choses et des conséquences chez les individus et dans la société notamment détérioration de la santé mentale…c’est un phénomène qui est aggravé par les algorithmes de recommandation.

Donc les algorithmes auraient plus un impact négatif que positif sur les gens et la société ? 

C’est une question difficile parce qu’il y a aussi des impacts positifs. Mais je pense qu’on sous-estime les impacts négatifs car qu’on n’en parle pas assez. On n’a pas besoin de savoir si c’est globalement positif ou globalement négatif. Le but du jeu c’est qu’il soit le moins négatif possible.

Je pense que les algorithmes de recommandation aggravent des phénomènes sociétaux qui sont dramatiques et qu’arriver à les réguler ça pourrait avoir un effet positif. C’est ça qui m’intéresse.

comment faites-vous pour résister à l’emprise et aux pièges des algorithmes ?

Je reconnais que je suis hyper faible par rapport à cela et je mets en place des bloqueurs. Je fais en sorte que, dans mon environnement, je ne puisse pas faire le choix du mauvais choix. Je sais que ces plateformes mettent beaucoup d’énergie, d’argent, de temps, de chercheurs et de chercheuses au fait d’arriver à trouver les moyens les plus efficaces de maintenir les gens captifs sur leur plateforme. Et je sais que si je ne veux pas subir ça, il va falloir que je mette de l’énergie. Mon conseil c’est de dire que quoique vous fassiez, mettez de l’énergie au fait de reprendre du pouvoir sur ce temps là parce que si on ne lutte pas pour notre temps de vie, ce qui est un peu le temps le plus précieux qu’on ait, c’est sûr qu’on est perdu.

Vous avez parlé précédemment de 10 méthodes, est-ce que vous pouvez les citer et comment lutter contre l’addiction à ces algorithmes ?

J’ai fait « les 10 commandements de la concentration ». Il y a deux grandes catégories. Une catégorie c’est de se rendre compte qu’on a un bout de nous qui est une sorte d’éléphant (théorie de Jonathan Haidt (psychologue social et professeur d’éthique américain qui parle de l’éléphant et du cavalier). A l’intérieur de nous, notre éléphant, qui veut absolument, qui désire et qui quand elle a très peur fuit d’un côté, qui, quand elle a envie de faire quelque chose, ne peut pas s’en empêcher, etc… C’est la partie très émotionnelle et instinctive.

Et il y a une partie plus raisonnée, celle qui peut faire des grandes choses, se concentre pendant 4 heures sans interruption et qui est capable de ne manger et boire que des trucs hyper sains

Les 10 commandements se divisent en deux grandes parties.

Une grande partie c’est de dire comment je fais pour que l’éléphant ne soit pas diverti. Et la seconde chose c’est le fait d’arriver à voir que ce qu’on est c’est une sorte de coopération entre cette personne rationnelle et cet éléphant. Donc les autres commandements c’est comment on essaie de donner à jouer à cet éléphant pour qu’il arrive à se concentrer, à faire ce qu’il a envie de faire.

Ça peut paraître un peu ridicule d’installer des applications qui t’empêche de voir d’autres applications, le concept est un peu bizarre.
Quand on voit le temps qu’on passe et qu’on n’a jamais décidé de passer sur ces plateformes. Et donc ma grande méthode c’est de me souvenir ce ça. Ce qui est extrême ce n’est pas comment je réagis et ce n’est pas moi qui suis faible de me faire avoir, ce qui est extrême c’est le fait qu’on se laisse tous faire.

Pourquoi à votre avis, comme vous le dites sur votre 4ème de couverture, « nous regardons ailleurs et nous refusons de voir en face la vérité » à propos des algorithmes et Le développement des IA vous inquiète-t-il pour l’avenir ? 

J’ai l’impression que souvent on regarde ailleurs quand on n’a pas de solution facile à mettre en place collectivement.

Je pense que sur le sujet des algorithmes c’est subjectif. On regarde ailleurs parce que déjà c’est difficilement compréhensible et encore aujourd’hui au niveau de la recherche sont encore débattus sur quelles sont les conséquences de ces plateformes

À la fois c’est difficile de se dire qu’on va faire des choses et à la fois c’est tellement facile de faire des choses qui ont l’air plus « court terme » qui ont l’air plus « importante ».

Et puis, quels sont les mécaniques qui font qu’on regarde quelque part ? Le principe c’est l’économie de l’attention. C’est comment tu décides de ce que l’humanité va décider et à quoi l’humanité va donner de l’attention. Il est assez logique que si le problème c’est l’économie de l’attention, les algorithmes de recommandation ne vont pas amplifier les vidéos qui disent « c’est un problème » ! Une des raisons pour lesquelles on regarde ailleurs, c’est que ce sont les plateformes qui décident où on regarde. Donc elles ont aucun intérêt à ce qu’on LES regarde.

 

Quand tu dis IA, il y a tout un débat pour définir ce qu’est l’IA. Si tu prends une définition un peu classique d’une IA, un algorithme de recommandation c’est une IA.

Les algorithmes de recommandation me font peur. Si on parle d’IA générative comme chatgpt, oui ça me fait peur mais pas plus que les algorithmes de recommandation parce que pour moi le problème ce n’est pas qu’une nouvelle ait été créée de manière fausse ou vraie, pour moi ce qui compte c’est qu’est-ce qui choisit de l’amplifier. Pour moi ce qui compte c’est : qui décide ?

Que ce soit une fake news créée par un humain ou une fake news créée par une IA ou vice versa pour moi ce qui compte c’est qu’est-ce qui est choisi et comment est choisi ce qui est massivement amplifié.

 

Interview mit Jean Lou Fourquet

Am 28. November 2025 hat „Le club des 5“ in der Mediathek von Cusset Jean Lou Fourquet interviewt – einen ehemaligen Ingenieur, Sozialunternehmer, Videokünstler, Lehrer, unabhängigen Journalisten sowie Autor des Buches La dictature des algorithmes. Er war zudem drei Jahre lang Kolumnist bei Arrêt sur image zum Thema Ökonomie der Aufmerksamkeit. Es geht dabei um eine zentrale gesellschaftliche Herausforderung unserer Zeit: Seit etwa einem Jahrzehnt wird unsere Aufmerksamkeit zunehmend durch Algorithmen gesteuert, die gefährliche Auswirkungen haben können – auch wenn viele Menschen diese Entwicklung kaum hinterfragen.

Was ist ein Algorithmus, und wie sind Sie zu diesem Thema gekommen?

Ein Algorithmus ist vergleichbar mit einem Rezept: Er beschreibt Schritt für Schritt, wie ein bestimmtes Ergebnis erreicht wird. Ein Empfehlungsalgorithmus gibt Nutzerinnen und Nutzern gezielt Inhalte vor, mit dem Ziel, ihre Verweildauer auf einer Plattform zu maximieren. Er ist somit gewissermaßen das „Rezept“, mit dem Plattformen Aufmerksamkeit binden.

Da ich mich intensiv mit Online-Inhalten zum Thema Klimawandel beschäftigt habe, ist mir aufgefallen, dass das Problem nicht ein Mangel an Informationen ist. Vielmehr werden genau die Inhalte, die kollektives Handeln fördern könnten, kaum sichtbar gemacht.

Ich habe verstanden, dass dahinter klare Mechanismen stehen und dass viele Plattformen ein Geschäftsmodell verfolgen, das auf maximaler Nutzungsdauer basiert. Bekannt ist zum Beispiel, dass Inhalte, die starke Emotionen wie Wut auslösen, besonders gut funktionieren und sich schneller verbreiten. Ohne Regulierung erhalten solche Inhalte einen Verstärkungseffekt und werden von den Plattformen bevorzugt ausgespielt, da sie mehr Aufmerksamkeit und damit mehr Einnahmen erzeugen.

Das eigentliche Problem liegt also auch in der fehlenden Regulierung dieser Systeme. Für die Plattformen ist es am profitabelsten, Inhalte zu fördern, die starke Reaktionen hervorrufen – oft mit negativen Folgen für Individuen und Gesellschaft, insbesondere für die psychische Gesundheit. Diese Dynamik wird durch Empfehlungsalgorithmen zusätzlich verstärkt.

 

Interviu Jean Lou Fourquet

Pe 28 noiembrie 2025, „clubul celor 5“ de la Cusset Media Library l-a intervievat pe Jean Lou Fourquet, fost inginer, antreprenor social, videograf, profesor și jurnalist independent și autor al cărții Dictatura algoritmilor. Fost editorialist timp de 3 ani pentru mass-media Arrêt sur image pe tema economiei și atenției. Aceasta este problema civilizaţională a secolului. Timp de un deceniu, atenția noastră a fost sub controlul algoritmilor periculoși pentru umanitate și noi preferăm să ne facem că nu vedem.

Ce este un algoritm și cum ați devenit interesat?

Algoritmul este ca o rețetă. El dă instrucțiuni despre cum să le realizezi pe acestea din urmă. Un algoritm de recomandare va fi acela de a oferi recomandări utilizatorului pentru a-l face să rămână cât mai mult posibil pe o platformă. Deci algoritmul de recomandare este rețeta platformei pentru a vă face să rămâneți pe platformă.

Cum eram foarte interesat de conținutul de pe internet pe tema schimbărilor climatice, mi-am dat seama că problema nu este lipsa de conținut, ci faptul că nu conținutul ne-ar permite să acționăm împreună este distribuit masiv.

Am descoperit că există mecanici și că în spatele tuturor se află platforme al căror model economic depinde de a rămâne acolo cât mai mult timp. De exemplu, ceva destul de cunoscut este faptul că conținutul care ne ține cel mai mult și are cea mai mare viralitate este conținutul care generează furie. Într-adevăr, dacă nu o reglementăm, conținutul care stârnește furie în rândul oamenilor va avea un bonus de viralitate ceea ce va însemna că acest conținut va fi evidențiat de platformă deoarece furia este o modalitate prin care aceasta poate face mai mulți „bani“.

O parte a problemei provine din faptul că, întrucât nu reglementăm aceste structuri, cea mai bună modalitate prin care acestea pot obține profit este să genereze lucruri și consecințe la indivizi și în societate, în special deteriorarea sănătății mintale…este un fenomen care este agravat de algoritmii de recomandare.

Deci algoritmii au un impact mai mult negativ decât pozitiv asupra oamenilor și societății?

Aceasta este o întrebare dificilă, deoarece există și efecte pozitive. Dar cred că subestimăm impacturile negative pentru că nu vorbim suficient despre ele. Nu trebuie să știm dacă este în general pozitiv sau în general negativ. Scopul jocului este ca acesta sa fie cat mai negativ.

Cred că algoritmii de recomandare agravează fenomenele societale care sunt dramatice și că capacitatea de a le regla ar putea avea un efect pozitiv. Asta mă interesează pe mine.

Cum rezisti influentei si capcanelor algoritmilor?

Recunosc ca sunt super slaba in aceasta privinta si pun blocante la locul lor. Mă asigur că, în mediul meu, nu pot face o alegere greșită. Știu că aceste platforme pun multă energie, bani, timp, cercetători în găsirea celor mai eficiente modalități de a ține oamenii captivi pe platforma lor. Şi ştiu că dacă nu vreau să trec prin asta, va trebui să pun ceva energie. Sfatul meu este să spun că orice ai face, pune energie în recâștigarea puterii în acest timp pentru că dacă nu luptăm pentru timpul nostru de viață, care este un pic ca cel mai prețios timp pe care îl avem, suntem siguri că vom fi pierdut.

Ați vorbit anterior despre 10 metode, le puteți numi și cum să combateți dependența de acești algoritmi?

Am făcut „cele 10 porunci ale concentrării“. Există două categorii principale. O categorie este să realizăm că avem o bucată din noi care este un fel de elefant (teoria lui Jonathan Haidt (psiholog social american și profesor de etică care vorbește despre elefant și călăreț). În interiorul nostru, elefantul nostru, care vrea absolut, care dorește și căruia atunci când îi este foarte frică fuge într-o parte, care, când vrea să facă ceva, nu se poate abține etc… Aceasta este partea foarte emoţională şi instinctivă.

Si exista o parte mai argumentata, cea care poate face lucruri marete, se concentreaza 4 ore fara intrerupere si care este capabila sa manance si sa bea doar lucruri super sanatoase

Cele 10 porunci sunt împărțite în două părți principale.

O mare parte este cum împiedic elefantul să fie distrat. Iar al doilea lucru este să putem vedea că ceea ce suntem este un fel de cooperare între această persoană rațională și acest elefant. Deci celelalte porunci sunt cum încercăm să-i dăm acestui elefant ceva cu care să se joace ca să se poată concentra, să facă ce vrea să facă.

Poate părea puțin ridicol să instalezi aplicații care te împiedică să vezi alte aplicații, conceptul este puțin ciudat.

Când vedem timpul petrecut și nu ne-am hotărât niciodată să petrecem pe aceste platforme. Și așa metoda mea mare este să-mi amintesc asta. Ceea ce este extrem nu este modul în care reacționez și nu eu sunt cel care este slab să fiu păcălit, ceea ce este extrem este faptul că toți lăsăm să se întâmple.

De ce crezi, așa cum spui pe coperta din spate, „ne uităm în altă parte și refuzăm să înfruntăm adevărul“ despre algoritmi și Dezvoltarea AI te îngrijorează de viitor?

Am impresia că deseori ne uităm în altă parte atunci când nu avem o soluție ușoară de implementat colectiv.

Cred că pe tema algoritmilor este subiectiv. Ne uităm în altă parte pentru că este deja greu de înțeles și chiar și astăzi la nivel de cercetare consecințele acestor platforme sunt încă dezbătute

În același timp este dificil să îți spui că vei face lucruri și în același timp este atât de ușor să faci lucruri care par mai „pe termen scurt“, care par mai „importante“.

Şi atunci, care sunt mecanicile care ne fac să ne uităm undeva? Principiul este economia atentiei. Este modul în care decideți ce va decide omenirea și la ce va acorda atenția umanitatea. Este destul de logic ca, dacă problema este economia atenției, algoritmii de recomandare nu vor amplifica videoclipurile care spun „aceasta este o problemă“! Unul dintre motivele pentru care căutăm în altă parte este că platformele sunt cele care decid unde ne uităm. Deci nu au niciun interes să fie priviți.

Când spui AI, există o întreagă dezbatere pentru a defini ce este AI. Dacă luați o definiție oarecum clasică a unui AI, un algoritm de recomandare este un AI.

Algoritmii de recomandare mă sperie. Dacă vorbim despre IA generativă precum chatgpt, da mă sperie dar nu mai mult decât algoritmi de recomandare pentru că pentru mine problema nu este că una nouă a fost creată într-un mod fals sau adevărat, pentru mine asta Ceea ce contează este ceea ce alege să o amplifice. Pentru mine ceea ce contează este: cine decide?

Fie că este vorba de știri false create de un om sau de știri false create de un AI sau invers pentru mine ceea ce contează este ceea ce este ales și cum este ales ceea ce este amplificat masiv.

« Les coulisses de l’interview » – Marion De Larebeyrette

Autrice : Marion De Larebeyrette

Les coulisses de l’interview

Comment, quand on a que 30 minutes de préparation, interviewer une personne qui parle avec des phrases aussi complexes.

Une interview est une sorte d’entrevue pendant laquelle un journaliste interroge une personne dans l’intention de rendre public le contenu. Cela demande de la préparation, un minimum de compétences et d’être assez à l’aise à l’oral. L’objectif est d’apporter de la connaissance sur un sujet, une personnalité ou un évènement.

On fait partie d’un groupe d’élèves engagés dans le projet Fake news et citoyenneté numérique grâce auquel on vit une éducation aux médias très complète : apports de connaissance par des professionnels, rencontres de journalistes de presses écrites, web et radio, expositions et histoire du journalisme à travers la figure d’Albert Londres. Dans ce cadre-là, nous avons préparé l’interview de Jean Lou Fourquet.

Laissez-moi vous expliquer.

Jean Lou Fourquet est un chroniqueur, vidéaste, enseignant, journaliste indépendant et auteur. Si nous avons choisi de le rencontrer c’est en particulier pour son livre La dictature des algorithmes coécrit avec Le Nguyen Hoang qui s’accorde parfaitement avec notre thème. Notre rencontre avec lui nous a permis de comprendre ce que sont les algorithmes de recommandation, comment ils nous incitent à regarder un peu plus de contenus chaque jour, mais aussi comment les contrer, comment réussir à s’en détacher.

Une interview ne s’improvise pas. Il faut éviter les imprévus mais le temps de préparation est très court. C’est pour ça que l’on s’est entouré de Juliette Moyet, professionnelle de la presse radio, journaliste à Radio Coquelicot. Juliette nous a livré en accéléré un petit concentré des techniques de base de l’interview : de l’accroche à la conclusion en passant par la diction.

Il fallait donc savoir de quoi on allait parler. Pour cela, on s’est informé sur l’ouvrage de Jean Lou Fourquet, participé à son atelier puis assisté à sa conférence. On peut donc dire qu’on a bien pris connaissance du sujet !

Le plus difficile c’est de commencer ! Trouver une accroche n’a pas été facile, nous l’avons décidé collectivement après un échange rapide d’idées. L’objectif est de susciter l’intérêt de l’auditeur tout en introduisant l’invité. Amorcer l’interview est encore moins facile. La première erreur à éviter étant de demander à l’interviewé de se présenter, Juliette nous a donné le tuyau de s’aider de la quatrième de couverture pour le faire !

Faire un tour des questions à poser est utile voire indispensable puisque cela permet de jalonner l’entretien en essayant de ne rien oublier, en faisant des choix et en tentant d’établir un ordre de questions et de prises de parole afin que personne ne parle en même temps et aussi d’organiser l’interview de manière logique pour que ce soit fluide pour les auditeurs. Cependant il ne faut pas avoir peur de l’imprévu puisqu’il faut savoir adapter ses questions par rapport aux réponses et donc accepter de changer l’ordre ou de ne pas en poser une. Juliette nous a aidé dans cette phase en nous montrant du doigt les questions qu’on avait écrite sur notre antisèche !

Enfin il faut parler d’une voix claire, audible et bien rythmée aussi bien pour l’audience que pour la personne qui est questionnée. Il faut aussi gérer le micro en le plaçant à bonne distance de chacun des interlocuteurs. On a fait l’erreur de faire changer le micro de main ce qui aurait pu tourner à la catastrophe si Jean Lou Fourquet avait monopolisé ce dernier ! Comme l’erreur est une étape fondatrice dans les apprentissages, celle-là, on ne la refera pas !

C’était notre première interview et tout s’est très bien passé. Le stress ne s’est pas tellement fait ressentir et Jean-Lou a répondu à toutes nos questions avec précision. La bonne humeur, l’envie et l’excitation étaient au rendez-vous !

C’est ensuite Juliette qui s’est occupée du traitement du fichier et des choix de contenus. Peut-être une prochaine étape plus technique pour nous ?

 

Die Kulissen des Interviews

Wie interviewt man jemanden mit nur 30 Minuten Vorbereitungszeit ?

Ein Interview ist eine Form des Gesprächs, bei dem ein Journalist eine Person befragt, um deren Aussagen öffentlich zugänglich zu machen. Es erfordert Vorbereitung, bestimmte Kompetenzen und Sicherheit im mündlichen Ausdruck. Ziel ist es, Wissen über ein Thema, eine Persönlichkeit oder ein Ereignis zu vermitteln.

Wir sind Teil einer Schülergruppe im Projekt „Fake News und digitale Bürgerschaft“. Im Rahmen dieses Projekts erhalten wir eine umfassende Medienbildung: Fachinputs von Profis, Begegnungen mit Journalistinnen und Journalisten aus Print-, Online- und Radiomedien, Ausstellungen sowie Einblicke in die Geschichte des Journalismus anhand von Albert Londres. In diesem Zusammenhang haben wir ein Interview mit Jean-Lou Fourquet vorbereitet.

Jean-Lou Fourquet ist Kolumnist, Videokünstler, Lehrer, freier Journalist und Autor. Besonders interessiert hat uns sein Buch La dictature des algorithmes, das er gemeinsam mit Le Nguyen Hoang verfasst hat und das perfekt zu unserem Thema passt. Durch das Gespräch konnten wir besser verstehen, wie Empfehlungsalgorithmen funktionieren, warum sie uns dazu bringen, immer mehr Inhalte zu konsumieren, und wie man sich ihnen auch entziehen kann.

Ein Interview lässt sich nicht improvisieren. Trotz knapper Vorbereitungszeit ist Struktur entscheidend. Dabei hat uns Juliette Moyet unterstützt, Radioprofi und Journalistin bei Radio Coquelicot. Sie vermittelte uns kompakt die Grundlagen: von der Einleitung über die Fragetechnik bis hin zur Sprechweise.

Zunächst mussten wir klären, worüber wir sprechen wollten. Dafür haben wir das Buch gelesen, an einem Workshop teilgenommen und den Vortrag von Jean-Lou Fourquet besucht. So konnten wir uns fundiert vorbereiten.

Am schwierigsten ist oft der Einstieg. Eine gute Einleitung zu finden, war nicht einfach – wir haben sie gemeinsam entwickelt. Sie soll Interesse wecken und gleichzeitig den Gast vorstellen. Wichtig ist dabei: Die interviewte Person sollte sich nicht selbst vorstellen. Juliette gab uns den Tipp, dafür den Klappentext des Buches zu nutzen.

Ebenso wichtig ist eine klare Struktur der Fragen. Sie hilft, den Überblick zu behalten und das Gespräch logisch aufzubauen. Gleichzeitig muss man flexibel bleiben und auf die Antworten eingehen – auch wenn das bedeutet, Fragen umzustellen oder wegzulassen.

Auch die Präsentation spielt eine Rolle: klar sprechen, verständlich formulieren und das Mikrofon richtig einsetzen. Hier haben wir einen Fehler gemacht, indem wir das Mikro weitergereicht haben – das hätte problematisch werden können. Aber daraus haben wir gelernt.

Es war unser erstes Interview – und es ist gut gelungen. Der Stress hielt sich in Grenzen, die Antworten waren präzise, und die Atmosphäre war von Neugier und Motivation geprägt.

Die Nachbearbeitung und Auswahl der Inhalte übernahm Juliette. Vielleicht ist das der nächste Schritt für uns: auch die technische Seite kennenzulernen.

 

În culisele interviului

Cum, atunci când ai doar 30 de minute de pregătire, intervievezi o persoană care vorbește cu propoziții la fel de complexe precum ?

Un interviu este un tip de interviu în care un jurnalist intervievează o persoană cu intenția de a face public conținutul. Acest lucru necesită pregătire, un minim de abilități și a fi destul de confortabil să vorbești. Obiectivul este de a oferi cunoștințe despre un subiect, o personalitate sau un eveniment.

Facem parte dintr-un grup de studenți implicați în proiectul Fake news și cetățenie digitală datorită căruia experimentăm o educație media foarte cuprinzătoare: contribuții de cunoștințe ale profesioniștilor, întâlniri ale jurnaliștilor din presa scrisă, web și radio, expoziții și istoria jurnalismului prin figura lui Albert Londres. În acest context, am pregătit interviul cu Jean Lou Fourquet.

Lasă-mă să-ţi explic.

Jean Lou Fourquet este editorialist, videograf, profesor, jurnalist independent și autor. Dacă am ales să-l întâlnim, este în special pentru cartea sa The Dictatorship of Algorithms, scrisă împreună cu Le Nguyen Hoang, care se potrivește perfect cu tema noastră. Întâlnirea noastră cu el ne-a permis să înțelegem ce sunt algoritmii de recomandare, cum ne încurajează să urmărim un pic mai mult conținut în fiecare zi, dar și cum să-i contracarăm, cum să ne despărțim cu succes de ei.

Un interviu nu poate fi improvizat. Trebuie să evitați evenimentele neprevăzute, dar timpul de pregătire este foarte scurt. De aceea ne-am informat  de la Juliette Moyet, profesionistă în presa radio, jurnalistă la Radio Coquelicot. Juliette ne-a oferit un rezumat rapid al tehnicilor de bază ale interviului: de la subiectul zilei până la concluzie inclusiv dicție.

Deci trebuia să ştim despre ce vom vorbi. Pentru a face acest lucru, am aflat despre munca lui Jean Lou Fourquet, am participat la atelierul său și apoi am participat la conferința sa. Putem spune deci că am studiat bine subiectul!

Partea cea mai grea este să începi! Găsirea unui subiect captivant nu a fost ușoară, ne-am hotărât împreună după un schimb rapid de idei. Scopul este de a stârni interesul ascultătorului în timp ce îl prezintă pe invitat. Începerea interviului este și mai puțin ușoară. Prima greșeală pentru a evita să-i cerem intervievatului să se prezinte, Juliette ne-a dat sfatul să folosim coperta din spate pentru a o face!

Aruncarea unei priviri asupra întrebărilor de pus este utilă, chiar esențială, deoarece vă permite să marcați interviul încercând să nu uitați nimic, făcând alegeri și încercând să stabiliți o ordine a întrebărilor și discursurilor astfel încât nimeni să nu vorbească la în același timp și, de asemenea, să organizați interviul în mod logic, astfel încât să fie lin pentru ascultători. Cu toate acestea, nu trebuie să vă fie frică de neașteptat, deoarece trebuie să știți cum să vă adaptați întrebările la răspunsuri și, prin urmare, să fiți de acord să schimbați ordinea sau să nu întrebați una. Juliette ne-a ajutat în această fază subliniind întrebările pe care le scrisesem pe ciornă!

În cele din urmă, trebuie să vorbiți cu o voce clară, audibilă și bine ritmată atât pentru public, cât și pentru persoana chestionată. De asemenea, trebuie să gestionați microfonul plasându-l la o distanță bună de fiecare dintre interlocutori. Am făcut greşeala de a schimba microfonul de mână, care s-ar fi putut transforma într-un dezastru dacă Jean Lou Fourquet l-ar fi monopolizat! Cum greșelile sunt o etapă fondatoare în învățare, nu vom mai face asta!

A fost primul nostru interviu si totul a decurs foarte bine. Stresul nu a fost simțit atât de mult și Jean-Lou a răspuns exact la toate întrebările noastre. Umor bun, dorință și entuziasm au fost acolo!

Atunci Juliette a fost cea care s-a ocupat de procesarea fișierului și de alegerea conținutului. Poate un pas următor mai tehnic pentru noi?

« Entre gros titres accrocheurs et véracité : la vérité comme perspective ? » – Caroline Binder

Autrice : Caroline Binder

Entre gros titres accrocheurs et véracité : la vérité comme perspective ?

  • Le héros du jour : M. Müller, candidat au Sénat, sauve un homme en train de se noyer dans la rivière
  • Sauvetage héroïque ou mise en scène ? Müller a-t-il tout simulé pour gagner l’élection ?
  • Complot familial ? Le frère de Müller est-il à l’origine du drame de la ‘noyade’ ?
  • Triomphe aux urnes : Müller remporte l’élection avec 67 % des voix

Quatre gros titres. Quatre vérités. Chacun raconte néanmoins une histoire différente. Chacun semble convaincant, et pourtant, ils se contredisent. Que s’est-il réellement passé ? Qu’est la vérité, et est-elle plus qu’une simple perspective sur la réalité ? Et quelle est la différence entre véracité et réalité ?

La différence réside dans le fait que la vérité n’est pas la réalité elle-même, mais l’interprétation que nous en faisons. À partir d’informations fragmentaires, nous nous forgeons une image qui nous semble cohérente. Nos vérités naissent de nos points de vue, de nos expériences et de ce que nous percevons. Elles définissent notre façon de comprendre la véracité. Elles façonnent notre idée de la réalité.

Dans la théorie des couleurs de la lumière, une image complète ne se forme qu’à travers l’interaction de toutes les couleurs. La lumière bleue, verte et rouge se combinent pour former la lumière blanche. Celui qui ne voit qu’une seule couleur croit connaître toute la vérité. C’est là que réside le danger des fake news. Elles ne montrent qu’un aspect de la réalité et déforment ainsi l’image que nous en avons. Elles jouent volontairement sur les émotions, attisent les peurs, la colère ou l’indignation afin d’attirer l’attention et d’influencer les opinions.

Les journaux sérieux poursuivent un autre objectif. Ils visent à informer et à prendre en compte autant de vérités que possible afin de présenter une image complète de la réalité. Même s’ils ne peuvent jamais être totalement objectifs, leur ambition est de se rapprocher de la véracité et non de la déformer. Les fake news, en comparaison, réduisent la complexité en isolant certains aspects, en les exagérant ou en les sortant de leur contexte, jusqu’à ce qu’ils apparaissent comme une vérité unique et incontestable. Elles ne s’adressent pas seulement à la raison et à l’entendement, mais aussi aux émotions. Justement, c’est cela qui devrait nous rendre méfiants. En effet, si une information nous touche profondément sur le plan émotionnel, il est particulièrement important de la remettre en question, car souvent, dans ce cas, nous ne voyons pas la réalité, mais seulement une ‘couleur’ extrêmement vive. Les journaux sérieux, en revanche, s’efforcent d’intégrer autant de couleurs que possible afin de se rapprocher de la réalité. Si l’on ne montre qu’une vérité ‘rouge’, le monde paraît alors rouge. Cependant, le monde est multicolore et la véracité est blanche.

C’est peut-être là exactement le défi de notre époque : éviter de juger trop facilement, mais accepter que la vérité soit incertaine, incomplète et changeante. En effet, ce que nous tenons pour vrai en dit souvent plus long sur notre propre point de vue que sur la réalité elle-même. C’est pourquoi nous ne devons pas nous contenter de la première vérité venue. Pour comprendre la véracité, il faut être prêt à dépasser les accroches, à accepter différentes perspectives et à remettre en question les réponses faciles. C’est ainsi qu’on évite qu’une vérité déformée ne se transforme en une fausse véracité.

  • La vérité derrière le drame : l’épouse de M. Müller a mis en scène le sauvetage – le candidat ne savait rien de tout cela

 

Zwischen Schlagzeilen und Realität: Wahrheit als Perspektive?

  1. Held des Tages: Senatskandidat Müller rettet ertrinkenden Mann aus dem Fluss
  2. Rettungssaga oder Inszenierung? Hat Müller alles gespielt, um die Wahl zu gewinnen?
  3. Familiäres Komplott? Steckt Müllers Bruder hinter dem „Ertrinkenden“-Drama?
  4. Triumph an der Urne: Müller gewinnt die Wahl mit 67% der Stimmen

Vier Schlagzeilen. Vier Wahrheiten. Jede erzählt eine andere Geschichte. Jede wirkt überzeugend, und doch widersprechen sie sich.  Was ist also wirklich passiert? Was ist Wahrheit und ist sie mehr als nur eine Perspektive auf Wirklichkeit? Wo liegt der Unterschied zwischen Wahrheit und Wirklichkeit?

Der Unterschied liegt darin, dass Wahrheit nicht die Wirklichkeit selbst ist, sondern unsere Deutung von ihr. Aus einzelnen Informationen formen wir ein Bild, das für uns schlüssig erscheint. Unsere Wahrheiten entstehen aus Perspektiven, Erfahrungen und dem, was wir wahrnehmen und prägen, wie wir Wirklichkeit verstehen. Sie formen unser Bild von Wirklichkeit.

Wie bei der Farbenlehre des Lichtes entsteht ein vollständiges Bild erst im Zusammenspiel aller Farben. Blaues, grünes und rotes Licht ergeben gemeinsam weißes Licht. Wer nur eine Farbe sieht, glaubt die ganze Wahrheit zu kennen. Genau hier liegt die Gefahr von Fake News. Sie zeigen nur einen Ausschnitt der Wirklichkeit und verzerren so unser Bild von ihr. Sie arbeiten gezielt mit Emotionen, verstärken Ängste, Wut oder Empörung, um Aufmerksamkeit zu erzeugen und Meinungen zu lenken.                                     Seriöse Nachrichten verfolgen ein anderes Ziel. Sie wollen informieren und berücksichtigen möglichst viele Wahrheiten, um ein umfassendes Bild der Wirklichkeit abzubilden. Auch sie können nie vollkommen objektiv sein, doch ihr Anspruch ist es, sich der Wirklichkeit anzunähern, nicht sie zu verfälschen.     Fake News hingegen reduzieren Komplexität, indem sie einzelne Aspekte herausgreifen, übertreiben oder aus dem Zusammenhang reißen, bis sie als scheinbar eindeutige Wahrheit erscheinen. Sie sprechen nicht nur den Verstand, sondern vor allem Emotionen an. Gerade das sollte misstrauisch machen. Wenn uns eine Nachricht stark emotional berührt, ist es besonders wichtig, sie zu hinterfragen. Denn dann sehen wir oft nicht die Wirklichkeit, sondern nur eine besonders grelle „Farbe“.                     Seriöse Nachrichten versuchen hingegen, möglichst viele Farben einzubeziehen, um sich der Wirklichkeit anzunähern. Wenn nur eine „rote“ Wahrheit gezeigt wird, erscheint die Welt rot. Doch die Welt ist bunt und die Wirklichkeit ist weiß.

Vielleicht liegt genau darin die Herausforderung unserer Zeit: nicht vorschnell zu urteilen, sondern auszuhalten, dass Wahrheit unsicher, unvollständig und wandelbar ist. Denn was wir für wahr halten, sagt oft mehr über unsere Sichtweise aus als über die Wirklichkeit selbst. Deshalb dürfen wir uns nicht mit der ersten Wahrheit zufriedengeben. Wer Wirklichkeit verstehen will, muss bereit sein, hinter Schlagzeilen zu blicken, verschiedene Perspektiven zuzulassen und einfache Antworten zu hinterfragen. So lässt sich verhindern, dass aus verzerrter Wahrheit eine falsche Wirklichkeit wird.

  • Die Wahrheit hinter dem Drama: Müllers Ehefrau inszenierte die Rettung – der Kandidat wusste von nichts

 

Între titluri captivante și veridicitate: adevărul ca perspectivă?

Eroul zilei: Candidatul la Senat, domnul Müller, salvează un bărbat care se îneacă în râu

Salvare eroică sau înscenare? Müller a falsificat totul pentru a câștiga alegerile?

Conspirație de familie? Fratele lui Müller a fost în spatele tragediei lui ‘drowning’?

Triumf la urne: Müller câștigă alegerile cu 67% din voturi

Patru titluri. Patru adevăruri. Cu toate acestea, fiecare spune o poveste diferită. Fiecare pare convingător, şi totuşi se contrazic. Ce s-a întâmplat cu adevărat? Ce este adevărul și este mai mult decât o perspectivă asupra realității? Și care este diferența dintre veridicitate și realitate?

Diferența este că adevărul nu este realitatea însăși, ci interpretarea noastră a acesteia. Din informaţii fragmentare, ne formăm o imagine care ni se pare coerentă. Adevărurile noastre apar din opiniile noastre, din experiențele noastre și din ceea ce percepem. Ele definesc modul în care înțelegem veridicitatea. Ele modelează ideea noastră despre realitate.

În teoria culorilor luminii, o imagine completă se formează numai prin interacțiunea tuturor culorilor. Lumina albastră, verde și roșie se combină pentru a forma lumină albă. Cel care vede o singură culoare crede că ştie tot adevărul. Aici se află pericolul știrilor false. Ele arată doar un aspect al realității și astfel distorsionează imaginea pe care o avem despre ea. Ele joacă în mod deliberat pe emoții, alimentează temerile, furia sau indignarea pentru a atrage atenția și a influența opiniile.

Ziarele serioase urmăresc un alt obiectiv. Acestea au ca scop informarea și luarea în considerare a cât mai multor adevăruri pentru a prezenta o imagine completă a realității. Chiar daca nu pot fi niciodata complet obiective, ambitia lor este sa se apropie de adevar si sa nu-l distorsioneze Stirile false, in comparatie, reduc complexitatea prin izolarea anumitor aspecte, exagerarea lor, sau scoaterea lor din context, pana cand apar ca un adevar unic, incontestabil. Ele nu se adresează doar rațiunii și înțelegerii, ci și emoțiilor. Tocmai asta ar trebui să ne facă suspicioși. Într-adevăr, dacă informația ne atinge profund la nivel emoțional, este deosebit de important să o punem la îndoială, pentru că adesea în acest caz nu vedem realitatea, ci doar un ‘color’ extrem de viu. Ziarele serioase, pe de altă parte, se străduiesc să încorporeze cât mai multe culori pentru a se apropia de realitate. Dacă arătăm doar un adevăr ‘red’, atunci lumea apare roșie. Cu toate acestea, lumea este multicoloră, iar adevărul este alb.

Aceasta este poate exact provocarea timpului nostru: să evităm să judecăm prea uşor, dar să acceptăm că adevărul este incert.

 

« 24h dans la vie d’un journaliste à La Montagne » – Eléonore Morin

Autrice : Eléonore Morin

24h dans la vie d’un journaliste à La Montagne 

Dans une journée avec un journaliste, le quotidien peut être mouvementé :

9h15- d’abord les journalistes se rejoignent pour une conférence de rédaction où ils préparent le chemin de fer qui leur servira pour tout le long de la journée. Ils se répartissent aussi les rôles et tâches, les sujets, auxquels les journalistes devront se tenir ce jour.

10h30- les journalistes partent ensuite en reportage pour prendre des informations pour leur rubrique du chemin de fer attribué.

14h –Le journaliste commence sa longue écriture sur le sujet aussi bien sur papier que sur le site web journalistique.

15h30- Dans une journée classique, le journaliste finit la rédaction de son sujet. Il commence alors à trouver de nouveaux sujets pour la prochaine conférence de rédaction.

18h-Tous les journalistes relisent mutuellement leurs dossiers et se corrigent. Après cette relecture, la journée des employés est enfin terminée !

 

24 Stunden im Leben eines Journalisten bei La Montagne

Ein Arbeitstag von Journalisten ist oft abwechslungsreich und gut strukturiert:

9:15 Uhr – Der Tag beginnt mit der Redaktionskonferenz. Hier wird der Redaktionsplan für den Tag festgelegt, Themen werden verteilt und Zuständigkeiten geklärt.

10:30 Uhr – Anschließend gehen die Journalistinnen und Journalisten auf Recherche, um Informationen und Material für ihre jeweiligen Beiträge zu sammeln.

14:00 Uhr – Am Nachmittag beginnt die Schreibphase: Die Artikel werden verfasst, sowohl für die Printausgabe als auch für die Online-Plattform.

15:30 Uhr – In der Regel wird der Beitrag fertiggestellt. Danach starten bereits die Vorbereitungen für die nächste Redaktionskonferenz, indem neue Themen recherchiert werden.

18:00 Uhr – Zum Abschluss lesen die Journalistinnen und Journalisten ihre Texte gegenseitig Korrektur. Nach dieser gemeinsamen Überarbeitung endet der Arbeitstag.

 

24 de ore din viața unui jurnalist la La Montagne 

Într-o zi cu un jurnalist, viața de zi cu zi poate fi agitată:

-9:15 – mai întâi jurnaliştii se întâlnesc la o conferinţă editorială unde pregătesc calea principală care îi va deservi pe tot parcursul zilei. De asemenea, ei împart rolurile și sarcinile, subiectele, la care jurnaliștii trebuie să rămână astăzi.

-10:30 – jurnaliştii merg apoi la un reportaj pentru a obţine informaţii pentru tronsonul lor  alocat.

-2 pm –Jurnalistul își începe scrisul lung pe această temă atât pe hârtie, cât și pe site-ul jurnalistic.

-15:30-Într-o zi obişnuită, jurnalistul îşi termină de scris subiectul. Apoi începe să găsească noi subiecte pentru următoarea conferință editorială.

-18-Toţi jurnaliştii îşi recitesc reciproc dosarele şi se corectează reciproc. După această recitire, ziua angajaţilor s-a încheiat în sfârşit!

 

« Albert Londres, l’antidote de la Fake News » – Baptiste Bluteau

Auteur : Baptiste Bluteau

Albert Londres, l’antidote de la Fake News

« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. ».

Albert Londres, grand journaliste du XXème siècle, a toujours cherché à décrire la réalité avec précision dans un style littéraire qui lui était propre. Lanceur d’alerte face à la propagande et les informations édulcorées ou partielles diffusées par le gouvernement concernant différents sujets, il lutta toute sa vie pour dénoncer et informer le monde entier de la réalité souvent ignorée par le grand public.

Dans « Le Petit Parisien », en 1923, Albert Londres écrit « Le jury ignorant, condamne un homme à deux peines. Le but de la loi était noble : amendement et colonisation, le résultat est pitoyable. Et ici, voici la formule : le bagne commence à la libération ».

Il publie une série d’articles sur l’enfer vécu par les prisonniers au sein des bagnes en Guyane ou en Afrique du Nord dans lesquels il dénonce les mauvaises conditions de détention des prisonniers et, encore pire, le maintien au bagne d’hommes pourtant censés être libres, informations que le gouvernement se gardait bien de diffuser à la population. Désinformation, mépris ou déni ?

Les fausses informations couramment appelées fakes news sont plus nombreuses de jour en jour et très spécifiques à notre époque. En effet, diffusées rapidement et massivement via les nouvelles technologies, elles sont le problème majeur dans le monde de l’information aujourd’hui.

Les fakes news sont dans la majorité des cas un ensemble de rumeurs, d’informations mensongères, trop vieilles ou encore sensationnelles.

Dans le cas d’Albert Londres, parler de lutter contre les fakes news serait anachronique. En revanche, il est un modèle pour ce que doit être un journaliste aujourd’hui : enquêter sur le terrain, recueillir et recouper les témoignages, dénoncer de manière objective et descriptive les dysfonctionnements (Chez les fous), les incohérences (Les Forçats de la route : Tour de France, tour de souffrances) et les injustices (Au bagne).

Rechercher la vérité, dérangeante ou pas, c’est souvent « appuyer là où cela fait mal ». Il écrira cette phrase devenue célèbre :

« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. ».

 

Albert Londres – das Gegenmittel gegen Fake News

„Unser Beruf besteht weder darin, zu gefallen noch zu schaden, sondern darin, die Feder in die Wunde zu legen.“

Albert Londres, ein bedeutender Journalist des 20. Jahrhunderts, hatte stets das Ziel, die Realität präzise zu beschreiben – in einem unverwechselbaren literarischen Stil. Als kritische Stimme stellte er sich gegen Propaganda sowie gegen beschönigte oder unvollständige Informationen, die von staatlicher Seite verbreitet wurden. Zeit seines Lebens setzte er sich dafür ein, Missstände aufzudecken und die Öffentlichkeit über Realitäten zu informieren, die dem breiten Publikum oft verborgen blieben.

Im Jahr 1923 schrieb Albert Londres in Le Petit Parisien:
„Die unwissende Jury verurteilt einen Menschen zu zwei Strafen. Das Ziel des Gesetzes war edel: Besserung und Kolonisierung, doch das Ergebnis ist erbärmlich. Und hier ist die Formel: Das Zuchthaus beginnt mit der Entlassung.“

In einer Serie von Artikeln schilderte er die unmenschlichen Zustände in den Straflagern Guyanas und Nordafrikas. Er prangerte nicht nur die schlechten Haftbedingungen an, sondern auch die Praxis, dass Männer selbst nach ihrer offiziellen Entlassung weiterhin im Lager festgehalten wurden – Informationen, die die Regierung der Öffentlichkeit bewusst vorenthielt. Handelte es sich dabei um Desinformation, Gleichgültigkeit oder gezielte Verdrängung?

Falsche Informationen, heute als Fake News bezeichnet, nehmen stetig zu und sind ein prägendes Phänomen unserer Zeit. Durch digitale Technologien verbreiten sie sich schnell und in großem Umfang und stellen eine zentrale Herausforderung für die Informationsgesellschaft dar. Häufig handelt es sich dabei um Gerüchte, falsche, veraltete oder bewusst zugespitzte Inhalte.

Auch wenn es anachronistisch wäre, bei Albert Londres von einem Kampf gegen Fake News zu sprechen, bleibt er ein Vorbild für zeitgemäßen Journalismus: vor Ort recherchieren, Aussagen prüfen und einordnen sowie Missstände (Chez les fous), Widersprüche (Les Forçats de la route) und Ungerechtigkeiten (Au bagne) sachlich und eindringlich sichtbar machen.

Die Suche nach Wahrheit – ob unbequem oder nicht – bedeutet oft, „den Finger in die Wunde zu legen“. So formulierte er den berühmten Satz: „Unser Beruf besteht weder darin, zu gefallen noch zu schaden, sondern darin, die Feder in die Wunde zu legen.“

 

Albert Londres, antidotul pentru Fake News 

« Treaba noastră nu este să mulţumim, nici să facem rău, este să punem pixul pe rană. »

Albert Londres, un mare jurnalist al secolului XX, a căutat mereu să descrie realitatea tocmai într-un stil literar propriu. Denunțător în fața propagandei și a informațiilor diluate sau parțiale difuzate de guvern cu privire la diverse subiecte, a luptat toată viața pentru a denunța și informa întreaga lume despre realitatea adesea ignorată de publicul larg.

În „Le Petit Parisien“, în 1923, Albert Londres a scris „Juriul ignorant condamnă un bărbat la două propoziții. Scopul legii era nobil: modificarea și colonizarea, rezultatul este jalnic. Și aici, aici este formula: colonia penală începe la eliberare.

A publicat o serie de articole despre iadul trăit de prizonierii din închisorile din Guyana și Africa de Nord în care denunța condițiile precare de detenție a prizonierilor și, și mai rău, menținerea în colonia penală a bărbaților care trebuiau să fie liberi, informații pe care guvernul a avut grijă să nu le difuzeze populației. Dezinformare, dispreț sau negare?

Știrile false numite în mod obișnuit știri false sunt mai numeroase pe zi ce trece și foarte specifice vremurilor noastre. Într-adevăr, diseminate rapid și masiv prin intermediul noilor tehnologii, ele reprezintă problema majoră în lumea informației de astăzi.

Știrile false sunt în majoritatea cazurilor un set de zvonuri, informații false, prea vechi sau chiar senzaționale.

În cazul lui Albert Londres, a vorbi despre combaterea știrilor false ar fi anacronic. Pe de altă parte, el este un model pentru ceea ce ar trebui să fie un jurnalist astăzi: investigarea în teren, colectarea și verificarea încrucișată a mărturiilor, denunțarea într-o manieră obiectivă și descriptivă a disfuncționalităților (Printre nebuni), a inconsecvențelor (Les Forçats de la road: Tour de France, tur al suferinței) și a nedreptăților (În colonia penală).

Căutarea adevărului, deranjant sau nu, este adesea „a apăsa acolo unde doare“. El a scris această frază acum faimoasă: « Treaba noastră nu este să mulţumim, nici să facem rău, este să punem pixul pe rană. »

 

Prix 2025 INSPIRING YOUNG EUROPEANS

Le 7 avril, l’écosystème INSPIRING YOUNG EUROPEANS (IYE), porté par la Fondation Hippocrène, a invité à la soirée de remise des prix Inspiring Young Europeans 2025 à la Maison de l’Europe de Paris – Europe Direct.
Parmi les 4 lauréats, Procédé Zèbre a reçu le prix franco-allemand, porté par l’OFAJ (Office franco-allemand pour la Jeunesse), pour le projet « Fake News et Citoyenneté Numérique » !
Grâce à cette reconnaissance, Procédé Zèbre rejoint l’écosystème IYE, aux côtés de 22 organisations fondatrices et de plus de 90 associations partenaires engagées pour la jeunesse européenne, et bénéficie d’un accompagnement sur mesure ainsi que d’une visibilité à l’échelle européenne.
Une soirée riche en échanges, qui fait résonner une ambition commune : donner aux jeunes Européens les moyens d’agir.
Un grand merci à la Fondation Hippocrène, à l’OFAJ, ainsi qu’à l’ensemble de l’écosystème pour leur confiance !
La dotation de 15 000 € nous permettra de renforcer la coopération européenne et de réunir les 15 jeunes du projet à Vichy pour poursuivre les laboratoires autour de la désinformation, et à participer au festival Water is Memory avec leur performance « Vérité ou Mensonge ? ».
Photos : Fabrice et Carole ont reçu le prix au nom de notre coopération européenne. Une belle reconnaissance pour l’engagement de l’ensemble des partenaires, des intervenants et des jeunes participants qui ont contribué à faire de ce projet une véritable aventure collective. (Crédits : Fondation Hippocrène)

Vidéo de présentation :

Festival National scolaire en Allemagne

Procédé Zèbre y était ! Du 24 septembre au 3 octobre 2025 !

Heureux de pouvoir accompagner les élèves français de Saint Joseph, Fabrice Dubusset et Carole Zacharie ont eu le plaisir de participer et l’honneur de représenter la Région du Bade Wurtemberg au Festival National scolaire en Allemagne avec le travail réalisé par la coopération avec le Lycée Hohenzollern-Gymnasium de Sigmaringen et ses encadrantes Annemarie Kastelsky et Steffie Bisinger. Ce festival est le plus grand rendez-vous européen de théâtre scolaire et réunit chaque année des groupes de théâtre scolaire choisis parmi les différents Länder allemands. Immense joie pour les jeunes de voir le travail mené dans le dernier programme Erasmus+ « Laboratories Iuvenis II » récompensé et valorisé !

 

Retour de carnet de bord :

Du 24 au 27 septembre :
Une première représentation de « Und plötzlich war sie unerwünscht » (« Et soudain, elle n’était plus la bienvenue ») à Sigmaringen devant une centaine de spectateurs à St Fidélis , histoire de permettre de voir ou revoir ce très beau travail de mémoire autour de l’histoire de Lisa Franck et sa famille. Mr Hoffmann, directeur de l’établissement Hohenzollern-Gymnasium, à introduit le spectacle par une présentation documentée sur l’histoire de la famille Franck , obligé de fuir l’Allemagne dans les années 1930 face au régime national-
socialiste parce que juifs.

 

Le 28 septembre :
Deux représentations devant plus de 900 spectateurs dans le grand théâtre opéra de Braunschweig. Standing ovation et émotions partagées !
Quand la jeunesse coopère, alors on se met à rêver d’un avenir ouvert au dialogue, au partage, à l’acceptation de l’autre… ! Combien de fois sera-t-il nécessaire de montrer que l’art est un formidable moteur pour la réflexion sur notre histoire collective !

Le festival a été riche et intense : la possibilité pour les jeunes de voir d’autres propositions théâtrales, de participer à des ateliers avec d’autres jeunes, d’autres régions … le théâtre scolaire en Allemagne est bien vivant et nous devrions nous inspirer de ces rencontres pour donner un peu d’air à cette période tourmentée de notre monde.
Une histoire singulière et intime de la famille Franck raconte bien l’histoire de ce monde où « l’autre » devient un parasite à l’égard des puissances autocratiques ignorant tout de la « caresse » de la paix et du vivre ensemble. Le travail de mémoire est un appel au présent et donne à la jeunesse une force que avons partagé avec bonheur. Les multiples propositions artistiques de ce festival démontrent que les jeunes sont sensibles à la différence, à l’altérité et aux valeurs fondamentales de la démocratie.
Qu’ils puissent toujours nous donner cette énergie positive et nécessaire pour reconstruire un monde à ré- inventer !

Fabrice Dubusset Continue reading →

Le projet résonne encore en 2025 !

Après trois années de coopération dans le cadre du projet Erasmus+ « Iuvenis Laboratories II », les effets du projet résonnent encore en 2025 à travers des événements multiplicateurs, témoins de la qualité du travail accompli.

Des partenariats qui perdurent, ainsi que des résonances extérieures, viennent saluer le chemin parcouru. Les synergies créées au fil de cette aventure commune ont donné naissance à de nouveaux projets et initiatives. Cela témoigne non seulement du succès de la coopération, mais aussi de la capacité de la méthodologie et de la philosophie développées à rayonner toujours plus largement, à l’échelle locale, nationale et internationale.

Découvrez les événements multiplicateurs, des moments d’échange et de partage en 2025 :  ANNEXE 2_ Manuel final

> Partenaires franco-allemands en festival en Europe !

Le partenariat entre le Hohenzollern-Gymnasium (Sigmaringen, Allemagne) et l’Institution Saint-Joseph (Cusset, France), en collaboration avec la compagnie Procédé Zèbre, se poursuit depuis la fin du projet Erasmus+ en 2024. À ce trio s’ajoute désormais un quatrième partenaire : la compagnie Theater Lindenhof de Melchingen. La création « Und plötzlich war sie weg », inspirée de l’histoire de Lisa Fanck, une jeune fille juive, a été présentée en avril 2025 au festival de théâtre jeunesse “Theatertage am See” à Friedrichshafen, en Allemagne.
En mai 2025, les jeunes franco-allemands se sont retrouvés à nouveau à Vichy, pour présenter leur performance dans le cadre du festival “Water is Memory”, devant le château de Busset.
Enfin, la performance a été sélectionnée pour le Concours national de théâtre scolaire des Länder 2025, qui se tiendra du 27 septembre au 2 octobre 2025 à Brunswick (Braunschweig) et Wolfenbüttel. Le focus en 2025 est : théâtre scolaire.diversité (schultheater.vielfalt).

> Les élèves du Collège National Titu Maiorescu au concours MADE FOR EUROPE

Les spectacles créés dans le cadre du projet par les élèves du Collège National Titu Maiorescu (Roumanie) ont été présentés lors du concours national « Made for Europe », organisé par le Ministère de l’Éducation et de la Recherche, en collaboration avec l’Agence Erasmus, du 7 au 11 mai 2025 à Călărași, Roumanie.
Les élèves ont exposé devant un jury les temps forts de leur expérience dans le projet, et… Ils ont remporté les 1re, 2e et 3e places au niveau départemental, ainsi qu’une mention au niveau national. Trop fort !!!

> “Camp des Libertés” avec la jeunesse européenne – Théâtre et Fake News

En 2025, pendant une semaine, sept partenaires se retrouveront en Roumanie pour un camp de théâtre dédié à la jeunesse, autour d’un thème actuel et important : les Fake News. À travers des pratiques théâtrales, une vingtaine de jeunes réfléchiront à la liberté d’expression et à l’analyse critique de l’information diffusée par les médias.